HOBOBO

HOBOBO

20 h 45

6 octobre 2018

LES CHICHE CAPON présentent :

Hobobo

DANS UN SPECTACLE LOUFOQUE À L’HUMOUR DÉCALÉ ET RAVAGEUR, HUBERT O’TAQUET, PROFESSEUR DANS UN CHU, MAIS PAS SÛR, SE POSE AVEC NOUS CES QUESTIONS SUR NOTRE EXISTENCE, ET BIEN D’AUTRES ENCORE.

MISE EN SCÈNE
Isabelle Nanty et Sandrine Chaoulli

C’EST PAS MOI QUI LE DIS

TÉLÉRAMA TT : Acolyte mémorable des Chiche Capon, Patrick de Valette joue son propre solo, qui risque de le devenir tout autant. Il y incarne le professeur Hubert O’Taquet, enclin à développer une philosophie existentielle. Pour l’occasion, il se lance dans une évocation de l’évolution animale, de la division cellulaire et explore les grandes questions de la vie : qui sommes-nous ? D’où venons-nous et où allons-nous ? Il y a un fossé avec Jean-Paul Sartre ou Søren Kierkegaard. Le ton est ici plus désinvolte, les arguments sont appuyés par des démonstrations plutôt cocasses. L’éminent scientifique troque volontiers la blouse blanche pour un tutu rouge ou la tenue d’un ascète. La salle est vite contaminée par des rires légitimes. Patrick de Valette est désopilant quand il singe l’algue marine, la méduse ou le dinosaure. Des mimiques d’anthologie, autant que sa spectaculaire sortie de scène, qui confirment l’art de ce grand maître du gag et de l’absurde.

LE MONDEIrracontable et inoubliable 

« Hobobo » a peu d’équivalent sur la scène humoristique. Pour profiter de ce spectacle mis en scène par Isabelle Nanty, il faut accepter de lâcher-prise, de retrouver ses fous rires d’enfant face à un comédien prêt à toutes les facéties pour remonter le fil de la vie, de la cellule primitive à l’homo oeconomicus en passant par l’homme de Cro-Magnon. Tour à tour lézard, autruche, guerrier, danseur, etc, il brouille les repères de l’homme civilisé pour mieux nous interroger sur notre condition de terrien. C’est délirant, parfois dérangeant, mais hilarant. Pitre de l’absurde, gagman hors pair, Patrick de Valette est aussi inclassable que son physique : un corps tout en muscles et comme monté sur ressorts, une bouille à la De Funès sous une chevelure à la Jango Edwards. « Hobobo » ça ne se raconte pas, ça se vit et ça ne s’oublie pas.